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L'événement en détail

Culture, Exposition, Bibliothèque« Portraits d’espaces » de Candida Höfer samedi 5 mai 2018 au 16 Septembre 2018
Bibliothèque Carré d’Art – Jean Bousquet
« Portraits d’espaces » de Candida Höfer

« Portraits d’espaces » de Candida Höfer


Née en Allemagne à Eberswalde, en 1944, Candida Höfer a étudié à la Kunstakademie de Düsseldorf à partir de 1973, où elle a notamment bénéficié de l’enseignement de Bernd Becher sur la photographie. A travers de nombreuses expositions, tantôt individuelles, tantôt collectives, elle a produit une œuvre d’une grande singularité, qui a fait d’elle une artiste majeure de la scène internationale. Entre autres consécrations, elle a représenté l’Allemagne à la Biennale de Venise en 2003.


Son œuvre a trouvé une résonance particulière par l’attachement à capter les lieux publics hors de toute présence humaine. Surtout, les établissements culturels « saisis » à contre-emploi de leur vocation première ont fourni des séries éclatantes, aujourd’hui célèbres. A l’aide d’une chambre photographique, Candida Höfer a fixé avec une précision extrême les lieux de savoir et de culture, au premier rang desquels figurent les bibliothèques, dont quelques-unes parmi les plus anciennes et prestigieuses d’Europe. Théâtres, musées, archives, opéras et autres institutions dédiés à la transmission du savoir et de l’émotion sont ainsi vus lorsqu’ils sont inoccupés, laissant un malaise s’instiller au sein de l’observateur. Ainsi s’établit une sorte d’inventaire de lieux toujours vides, où l’homme n’aurait peut-être plus sa place. . Par ses vues tirées en grand format, Candida Höfer fait pénétrer le visiteur, avec un luxe de détails spectaculaire, dans l’espace représenté, lui permet de profiter seul de l’intérieur de chaque espace, tout en le plaçant à une distance à la fois esthétique et critique. Elle en  interroge ainsi l’ambivalence, entre intimité et sacralité


Dans cette exposition sont représentés quatorze lieux consacrés à l’art et au savoir, dont les photographies s’étalent de 2001 à 2016. La coexistence de bâtiments conçus en des époques et des régions très différentes ne va pas sans interroger la sacralité paradoxale de ces institutions visant à donner accès à la culture. Enfin, la beauté des décors, la grandeur des perspectives et la force du vide donnent à l’architecture de chaque lieu toute son amplitude.

En partenariat avec les Rencontres de la photographie à Arles

Visite libre et gratuite


Du 5 mai au 16 septembre Bibliothèque Carré d’Art – Jean Bousquet Galerie du Hall

 

 

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